Quand j'étais ado, j'adorais regarder des films d'horreur le soir d'Halloween.
Le court metrage fait penser au "Noel de Scrooge" car ici des personnages de films d'horreur viennent donner une leçon à un jeune nolife qui a insulté les tueurs des films d'horreur.
Dans la petite maison de l'association Ti-Tomm, accolée au mur de la prison des hommes à Rennes, on attend l'heure du parloir. Les familles arrivent à l'avance, toujours. Quelques secondes de
retard, et la porte de la prison restera fermée. On vient une, deux, trois fois par semaine, chaque semaine, pendant des mois voire des années. Ce sont majoritairement des femmes; ces pénélopes
des temps modernes vivent au rythme de leur homme à l'ombre. Le temps est suspendu, la vie comme arrêtée. L'arbitraire de la prison, les transferts, les interdits sont leur quotidien. En
faisant le choix de rester résolument "à côté" de la prison - du côté des familles - le film propose paradoxalement une approche éminemment frontale de ce qu'est la réalité carcérale. La prison
en creux. La vie sans l'autre. Mais sûrement pas à côté de la vie.
On attendait avec impatience la nouvelle réalisation de Henry Sellick. "Létrange Noel de Mr Jack" nous laissait
prétendre un bel avenir pour cet homme issu des studios Disney et "Coraline" est son grand retour.
"Coraline" est adapté du conte noir pour adultes et enfants de Neil Gaiman. Publié aux éditions Albin Michel et traduit en français par Hélène Colon, il a obtenu le prix Hugo du meilleur roman
court en 2003. Auteur du scénario, Henry Selick a souhaité conserver les aspects amusants, effrayants et intelligents de la nouvelle, tout en lui donnant un ton très musical.
Pour écrire "Coraline",Neil
Gaimans'est inspiré de son
enfance et de ses souvenirs. Enfant, il vivait avec ses parents dans un vieux manoir où une porte de salon condamnée donnait sur un mur de briques, il était alors convaincu qu'elle cachait un
mystère et que s'il l'ouvrait il découvrirait un tunnel ou un couloir secret. C'est ce qui arrive à Coraline.
Dix-huit mois avant la parution du livre, l'écrivainNeil Gaimanfait parvenir le manuscrit au réalisateurHenry Selickdont il avait suivit avec
intérêt le travail. Le réalisateur séduit, une semaine après avoir reçut le script, fit savoir à l'écrivain qu'il souhaitait réaliser Coraline.
C'estHenry
Selickqui a adapté l'ouvrage. D'après le cinéaste,Neil
Gaiman"m'a laissé les coudés franches en matière d'adaptation. Cela m'a permis
d'honorer ce qui compte le plus dans le livre, tout en restant libre d'inventer et de modifier". Ainsi,Selicks'est permis d'inventer pour les besoins du film le
personnage de Wybie pour que Coraline puisse partager ses impressions avec quelqu'un de son âge.
Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste
emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle
pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est
pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée
d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des
trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille...